|
L'intégralité de ce document (avec la totalité des
schémas et des annexes qui n'ont pu être convertis en mode
HTML) peut être consulté à la bibliothèque
médicale de l'institut Bergonié.
SOMMAIRE
DIAGNOSTIC DE LEXISTANT
Présentation générale de
létablissement et place dans le dispositif de soins
Organisation de la prise en charge des
patients
Situation financière
PROJET MÉDICAL
Préalable : le patient
Qualité et sécurité
des soins
Soins proprement dits
Projets spécifiques : recherche,
enseignement
Synthèse (du projet médical)
AUTRES PROJETS
Projet infirmier
Projet social et formation
Système dinformation
Projet de gestion
Projet architectural
SYNTHÈSE
MOYENS
Investissement
Personnel
ÉVALUATION
ANNEXES
Annexe
A SITUATION DE LINSTITUT BERGONIÉ
Annexe A.1 Projet architectural Le cadre constitué
Annexe A.2 Rapports dactivité médicale et scientifique
1998, 1999, 2000
Annexe A.3 Conventions de collaboration
Annexe A.4 Divers documents réglementaires
Annexe A.5 Soins et recherche
Annexe A.6 Annexes explicatives
Annexe B LES 26 THÈMES
Annexe C PROJET MÉDICAL COMMUN DU SITE DE RÉFÉRENCE
IB-CHRU DU RÉSEAU DE CANCÉROLOGIE DAQUITAINE
THÈMES GÉNÉRAUX
1
Recherche clinique
2 Recherche biologique et fondamentale
3 Accueil consultations
4 Accueil hospitalisation
5 Projet infirmier
6 Formation, enseignement, éducation
7 Système dinformation et communication médicale
8 Santé publique, prévention, dépistage
9 Formation, gestion du personnel et communication interne
10 Économie et gestion
11 Relations publiques et communication externe
12 Qualité, vigilance
DÉPARTEMENTS
13
Chirurgie
14 Anesthésie, réanimation, nutrition, douleur, cardiologie
15 Radiothérapie
16 Médecine
17 Imagerie
18 Laboratoires
19 Soins palliatifs
PRINCIPAUX CANCERS
20
Mammaires
21 Digestifs
22 VADS et Poumon
23 Gynécologiques
24 Urologiques et génitaux masculins
25 Hémopathies
26 Divers : sarcomes, tumeurs cérébrales, cancers thyroïdiens,
tumeurs de lenfant
 |
DIAGNOSTIC DE LEXISTANT
Présentation générale
de létablissement et place dans le dispositif de soins
Organisation de la prise en charge des
patients
Situation financière

I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE
DE LÉTABLISSEMENT ET PLACE DANS LE DISPOSITIF DE SOINS
A. Présentation générale
1. Historique
LInstitut
Bergonié a été le premier Centre Régional
de Lutte Contre le Cancer créé le 17 avril 1923.
Il a été dabord situé dans le cadre de lHôpital
Saint-André.
Sa première pierre a été posée fin 1924, rue
de Saint-Genès par le Professeur J.A. Bergonié, un des principaux
pionniers de la radiologie, de la radiothérapie et de la lutte
contre les cancers, quelques semaines avant sa mort provoquée par
un cancer radio-induit. Il a ouvert dans ses nouveaux locaux dans les
années 1930.
À partir de 1960, il a été lobjet dun
développement quasiment continu tant sur le plan des installations
(Annexe A.1 : Projet architectural), que pour son organisation et son
fonctionnement (pluridisciplinarité, partenariat avec autres établissements
et acteurs de soins, budget global, etc.).
2. Documents
Un
rapport dactivité médicale et scientifique est produit
chaque année depuis 1960 (Annexe A.2). Deux projets détablissement
précédents (1993-1998 et 1997-2001) ont été
agréés par les Tutelles.
3. Structure juridique
LInstitut
Bergonié est un Centre Régional de Lutte Contre le Cancer
régi par lordonnance du 1er octobre 1945.
Cest un établissement privé à but non lucratif,
participant au service public hospitalier (PSPH), propriétaire
de ses murs.
Il est dirigé par le Professeur Bernard Hrni, secondé
par Monsieur Jean-Paul Duval, secrétaire général,
sous lautorité du Conseil dAdministration présidé
par le Préfet.
Il est lié à dautres établissements hospitaliers
:
avec le CHRU de Bordeaux,
avec la communauté détablissements de lagglomération
bordelaise,
avec divers établissements hospitaliers publics et privés
par conventions particulières (Annexes A.3),
dans le cadre du Réseau de Cancérologie dAquitaine
(RCA).
B. Place de létablissement dans le dispositif de soins
LInstitut
Bergonié représente le seul établissement hospitalier
pour les trois régions dAquitaine, de Poitou-Charentes et
de Limousin entièrement consacré à la prise en charge
de malades atteints de cancer. Si son rayonnement en Limousin et au Poitou
est actuellement restreint du fait de la présence dun CHU
à Limoges et à Poitiers, 15 à 20% de son activité
concerne des malades des deux départements des Charentes selon
des flux naturels, anciens et persistants. Ce débordement substantiel
de son activité hors Aquitaine rend un peu délicate la présentation
du contexte dans lequel il dispense ses soins.
Son activité sest développée en harmonie avec
les SROS successifs, sous le contrôle régulier des Tutelles,
en fonction des besoins de la population (2,9 millions dhabitants
pour lAquitaine, 13 000 nouveaux cancers chaque année entraînant
85 000 séjours hospitaliers, 9 000 admissions en affection de longue
durée et près de 8 000 décès) et des ressources
des autres éléments du dispositif de soins, examinés
régulièrement par les conférences de santé.
On observe une augmentation des cancers comme cause de décès
(lincidence est imprécise faute, jusquà présent,
de registre des cancers dans la région, mais estimée à
13 000 nouveaux cas par an en Aquitaine). De 1980 à 1990, la mortalité
par cancer en Aquitaine a augmenté de 14%, passant de 6 700 à
7 600 décès annuels et elle est estimée à
7 992 en 1997 (360 pour 100 000 hommes et 162 pour 100 000 femmes). Il
sagit dune augmentation en valeurs absolue et relative, principalement
liée au vieillissement de la population, plus marqué en
Aquitaine que dans dautres régions. Les progrès thérapeutiques
permettent de traiter raisonnablement et avec des résultats appréciables
des personnes très âgées qui ne doivent plus être
trop simplement récusées pour recevoir un traitement majeur,
mais au contraire être évaluées avec rigueur, quel
que soit leur âge, avant de discuter une indication thérapeutique.
Le système de soins en Aquitaine et en Charentes fait apparaître
:
des installations de radiothérapie dans lensemble
réparties et équipées selon la moyenne nationale,
cest-à-dire insuffisantes et justifiant des demandes à
Périgueux et Pau en particulier, avec des radiothérapeutes
de qualité, jeunes ou dont il faut prévoir le prochain remplacement
; il y a en Aquitaine 10 centres de radiothérapie disposant de
18 appareils (15 accélérateurs et 3 cobalts) et en Poitou-Charentes
6 centres avec 10 appareils (6 accélérateurs et 4 cobalts)
; les appareillages de scanner et IRM pour centrage et dosimétrie
sont insuffisants ;
des chirurgiens également formés récemment,
souvent à lInstitut Bergonié où le stage de
chirurgie est très recherché par les internes qui ne peuvent
y accéder que pendant les dernières années de leur
formation et qui entretiennent avec leurs collègues de lInstitut
des relations professionnelles régulières, à propos
de malades ou pour leur formation permanente ;
une oncologie médicale encore insuffisante à
lexception de Pau, Bayonne et La Rochelle et à un moindre
degré de Périgueux, Agen et Mont-de-Marsan du fait
de lindividualisation récente de cette spécialité
et de la formation trop limitée de nouveaux médecins ; cette
insuffisance devrait se corriger dans les prochaines années ;
des équipes pluridisciplinaires qui sorganisent en
UCPO (unités de concertation pluridisciplinaires en oncologie)
dans le cadre du Réseau de Cancérologie dAquitaine
par association de praticiens (oncologues radiothérapeutes et médicaux,
chirurgiens, autres spécialistes) et dautres soignants, de
structures publiques et privées ; ainsi, de moins en moins de malades
sont pris en charge par des spécialistes isolés ou insuffisamment
formés ou sont déplacés dun établissement
à un autre pour rencontrer les compétences nécessaires
; en même temps, ces CPO, capables de prendre en charge les situations
courantes, sont plus aptes à identifier des problèmes difficiles
en tout ou partie, justifiant le recours au site de référence
régional ; il y a 10 UCPO en Aquitaine dont 4 dans lagglomération
bordelaise (Institut Bergonié, CHRU, cliniques Bordeaux-Nord et
Tivoli) ;
des efforts de prévention et de dépistage encore
réduits par défaut, quon peut espérer temporaire,
de lorganisation en Santé Publique, déducation
sanitaire, dinformation du public, de coordination des différents
acteurs de soin ; dans ces domaines, la participation de lInstitut
est conditionnée par la stratégie définie à
léchelon national.
Dans ce contexte, lInstitut Bergonié a établi et continue
à développer de nombreuses actions de coopération
et de complémentarité, informelles ou de plus en plus formalisées
par des conventions (Annexe A.3) :
avec le CHRU avec lequel il constitue le site de référence
du RCA,
avec dautres hôpitaux publics,
avec des établissements privés,
dans le cadre du Réseau de Cancérologie dAquitaine.
Dans ce contexte, lInstitut Bergonié répond dans lensemble
aux demandes qui lui sont adressées, en ayant aussi contribué
à des actions concertées régionales (Comité
technique régional de cancérologie, tombé en sommeil,
élaboration du SROS de cancérologie, participation au CROSS,
préparation de la Conférence régionale de santé),
avant la constitution du RCA.
Ses interventions sont variées et souples, allant, selon les demandes
exprimées, de la seule consultation téléphonique
(mais parfois complexe, lourde et non dénuée de responsabilité
et de risque), dun avis sur un document anatomo-pathologique, sur
une imagerie (mammographie, scanographie, IRM), ou sur un dossier médical,
à la prise en charge intégrale dun malade. Tout en
respectant le libre choix des patients, lInstitut a développé
de nombreuses collaborations complémentaires et concertations,
en particulier :
avec des services du CHRU : avec les services dHématologie,
dIRM et de Chirurgie digestive de Haut-Lévêque, dORL,
dOrthopédie, de Neurochirurgie, de Pédiatrie, dUrologie...
enfin du laboratoire de Bactériologie de Pellegrin en liaison avec
un consultant infectiologue, de Cancérologie, Dermatologie, Gynécologie
de lHôpital Saint-André ;
hors CHRU : services de Radiothérapie-Cancérologie
et dOrthopédie de lhôpital de Libourne, Hôpital
au Foyer et Gastro-entérologie de Bagatelle, Urologie et Gastro-entérologie
de la Clinique du Tondu, Unité de Soins Palliatifs du Calvaire,
services dORL et Pneumologie de lHôpital Robert-Picqué.
Les relations sont aussi quotidiennes avec lÉtablissement
de Transfusion Sanguine pour certains examens biologiques spécialisés
et lapprovisionnement en fractions sanguines. LInstitut Bergonié
assure une Consultation avancée mensuelle dans les préfectures
de six départements de son ressort pour réduire les déplacements
de nombreux malades et faciliter une concertation avec les médecins
sur place, en général ou à propos de cas concrets.
De nombreuses autres collaborations sont informelles, avec tel service
dhôpital général, tel radiothérapeute,
tel chirurgien ou pour lanatomie pathologique (près dun
tiers de lactivité du laboratoire concerne des documents
envoyés de lextérieur pour avis) ;
mixtes : réseau dhématologie du Sud-Ouest,
groupe des radiophysiciens du Sud-Ouest procédant à des
échanges périodiques pour évaluer la dosimétrie
en radiothérapie, groupe AEROC pour les cancers de la tête
et du cou, Groupes Aquitaine Douleur et Aquitaine-Gastro, Sud-Ouest Lymphomes,
et maintenant les différents groupes thématiques, assemblés
autour dun type de cancers ou dune technique, du Réseau
de Cancérologie dAquitaine.
Lactivité des derniers exercices est présenté
dans les Rapports dactivité annuels qui font apparaître
pour les trois dernières années une stabilisation densemble
de lactivité, bridée par des moyens humains et matériels
également stabilisés (Annexe A.2).
II. ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE DES
PATIENTS
A. État des lieux (Annexe A.1 : Projet architectural)
1. Plateau technique
a) Secteur opératoire
4 salles opératoires
1 salle de radiologie interventionnelle
1 salle dendoscopie
2 salles septiques (soins chirurgicaux ambulatoires, algologie,
cardiologie)
1 stérilisation générale
1 service de soins intensif (6 lits de réveil, 7 lits de
réanimation).
b) Équipements techniques à la disposition de létablissement
Matériel soumis à autorisation nationale (CNOSS)
Radiothérapie
1 accélérateur Saturne 43
1 accélérateur Varian
1 accélérateur en remplacement dune bombe au
Cobalt
1 bombe au Cobalt Thératron
Imagerie médicale
1 IRM (convention avec le CHRU, installation propre demandée)
1 gammacaméra CDET (Pet San) (accordée en juillet
2001)
1 scanner
Matériel soumis à autorisation locale (CROSS)
1 table de radiologie interventionnelle
Matériel lourd ne nécessitant pas dautorisation
Table ABBI
Bas et haut débit pulsé (curiethérapie)
Appareil radiofréquence
Échocardiographe
Écho-endoscope
Tables numérisées
1 simulateur
2 cytomètres de flux
1 scanner fluorescent (génétique)
1 analyseur de DNA (génétique)
1 console de dosimétrie
c) Services spécifiques : équipement et organisation
Hôpital de Jour
Lactivité
principale de ce service réside en ladministration des chimiothérapies
ambulatoires. Ce service fonctionne du lundi au vendredi, de 8 h 30 à
19 h. Il est sous la responsabilité dun médecin spécialiste
des CRLCC, assisté dun chef de clinique, de deux internes,
dun cadre infirmier et de huit infirmières, deux assistantes
médicales, une secrétaire administrative et trois agents
de service hospitalier.
Déroulement de la prise en charge
1. Se présenter à la secrétaire daccueil avec
lensemble des documents administratifs dès larrivée
du patient.
2. Prise en charge par une infirmière et un interne.
3. Vérification par linterne de létat de santé
du patient.
4. Validation par linterne des doses de chimiothérapie qui
sont préparées par lURC.
5. Présence médicale de linfirmière et de linterne
durant le traitement.
6. Au départ du patient, remise des documents nécessaires
(rendez-vous, prescription).
Sécurité anesthésique par rapport au décret
du 5.12.94
(cf. documents ci-après)
d) Services techniques
Stérilisation
LInstitut
Bergonié en 1999 et en 2000 a fait lobjet dun contrôle
des activités de stérilisation et de désinfection
des dispositifs médicaux invasifs.
Ces contrôles ont permis de constater, entre autres, que des mesures
palliatives avaient été mises en uvre au regard des
inadaptations structurelles et dans lattente de nouveaux locaux.
Le projet de restructuration de la stérilisation qui soit se concrétiser
au cours du 2ème semestre 2001, sappuie notamment sur la
prise en compte globale du risque infectieux par rapport aux services
utilisateurs (blocs) et il doit apporter des éléments qualitatifs
complémentaires par rapport à lactivité et
à la démarche qualité attendue par lANAES.
Le projet qui a été présenté a été
élaboré en concertation avec le service de la Pharmacie
de la DRASS et sinscrit dans la démarche régionale
de lARH sur la mise aux normes des stérilisations.
Pharmacie intérieure
Activités
de base
Gestion, approvisionnement et dispensation des médicaments
dont la délivrance au public.
Gestion, approvisionnement et dispensation des dispositifs médicaux
stériles.
Réalisation des préparations magistrales.
Division des produits officinaux.
Activités optionnelles
Préparations hospitalières.
Délivrance des aliments diététiques.
Stérilisation des dispositifs médicaux.
Préparation radio-pharmaceutiques.
Organigramme de la pharmacie

2. Bâtiments
LInstitut
Bergonié fut créé en 1923 et a subi au fil des années
de nombreuses transformations. Après les extensions opérées
entre 1960 et 1980, nous avons engagé un programme de travaux destinés
à rénover et humaniser les locaux dhospitalisation
à partir de 1992 pour se terminer en janvier 1997.
À compter de 1998, un plan triennal a été engagé
pour la réalisation dun parking et dun bâtiment
voire au développement de la recherche et à la satisfaction
des besoins logistiques et hospitaliers. Il a été poursuivi
par la réalisation en 1999 dune Unité de Radiologie
Interventionnelle, en 2000 dune extension du département
de Radiothérapie et en 2001 dune mise en conformité
de la Pharmacie.
Commission de sécurité
Hôpital de jour : 5 septembre 2000
Avis favorable à louverture au public.
Institut Bergonié : 6 février 1997
Avis favorable à louverture au public de lensemble
des locaux ayant fait lobjet de travaux ainsi quà la
poursuite de lexploitation du reste de létablissement.
Par ailleurs, elle émet également un avis favorable à
loctroi éventuel du certificat de conformité.
B. Équipes soignantes et activités de soins
1. Personnel médical et paramédical
Corps médical (cf. Annexe A.6)
Personnel paramédical
Tableau des emplois paramédicaux salariés et affectation
(cf. Annexe A.6).
Taux dencadrement en personnel soignant par lit installé
: 0,03 cadres infirmiers, 0,38 I.D.E., 0,23 aides-soignantes.
Organisation des services garantissant la continuité des
soins : la prise en charge des malades dans les unités de soins
est assurée 24h/24h, 365 jours par an. Il existe un principe de
spécialisation des équipes (jour/nuit). Les horaires et
roulements (majoritairement définis sur une base journalière
de 11h30mn) sont établis de manière à garantir la
continuité de la prise en charge des malades, dans le cadre dun
accord dentreprise.
Indicateurs :
Taux dabsentéisme :
1999 : 8,23%
2000 : 9,68%
Taux de CDD/CDI hors CDD de remplacement : 0,78%. Le recours à
du personnel en CDD en dehors du motif de remplacement de salarié
absent est exceptionnel.
Taux de fréquence des accidents du travail :
1999 : 5,057235
2000 : 11,879140
Taux de gravité des accidents du travail :
1999 : 0,129465
2000 : 0,132830
Formation du personnel respectivement pour lannée
1999 et 2000 (cf. Annexe A.6).
Personnel directement rémunéré par le praticien
: néant.
2. Soins proprement dits
Ils
sont lobjet dun recensement en temps réel publié
annuellement dans les rapports dactivité (Annexe A.2) et
bénéficient dacquis, dune organisation et dune
insertion dans un contexte indiqués en annexes (Annexe A.5).
Ce bilan permet de dégager des atouts et des insuffisances présentés
schématiquement dans le tableau suivant.
|
ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS
Points forts
Ancrage historique ancien.Capacités dadaptation : évolution,
rénovation, modernisation continues.Bonne insertion dans
le tissu de soins régional.Bonne insertion dans la communauté
cancérologie nationale (FNCLCC...) et internationale.Rôle
de référent renforcé par le Réseau de
Cancérologie dAquitaine (RCA, site de référence
avec la Fédération de Cancérologie du CHRU).Activités
internes équilibrées : entre les divers départements
(chirurgie, radiothérapie, médecine, laboratoires,
imagerie, anesthésie-réanimation...), entre
les différents cancers pris en charge, des différentes
activités de soins (recherche, enseignement, gestion).Recherche
bien représentée : en clinique, traditionnelle,
sciences humaines.... fondamentale, en management :
gestion, convention collective, ARTT...Engagement fort sur une politique
qualité et dans la procédure daccréditation.Contribution
substantielle aux divers enseignements.
Points faibles
Manque de moyens et disproportion entre réalisations (cf.
point ISA en cours de rééquilibration).Importants
plateau technique et installations immobilières à
entretenir.Nombreuses activités internes et externes non
cotées.Situation en porte-à-faux par rapport au Poitou-Charentes.Lacunes
persistantes pour les vigilances (ingénieur biomédical).Développement
imparfait du système dinformation en liaison avec SIRCA.
|
C. Services logistiques
1. Accueil et évaluation
Livret daccueil Questionnaire de sortie (cf. Annexe)
Accueil et satisfaction des patients hospitalisés
Accueil
Lhôtesse :
accompagne et oriente les patients dans létablissement,
explique aux patients le fonctionnement du téléphone,
du petit coffre, des stores, des lumières et de la sonnette dans
la chambre ;
montre aux patients la salle des infirmières à létage
;
remet aux patients le livret daccueil, la Charte du patient
hospitalisé et le questionnaire en lui indiquant que de nombreuses
informations
peuvent laider ;
répond aux questions ou oriente les patients vers les personnes
pouvant les aider ;
en fonction des étages, explique à qui les patients
doivent remettre le reçu de la télécommande et où
se trouve la télécommande.
La secrétaire :
interroge les patients sur leur identité, les différents
éléments de la page administrative du dossier et les personnes
à prévenir ;
en fonction des papiers présentés, informe les patients
sur leurs droits (sécurité sociale et mutuelle), sur les
sommes restant à leur charge et peut les orienter vers lantenne
sécurité sociale ou le service social ;
explique aux patients à quoi sert le bulletin de situation
(transport, employeur ou autre) ;
propose aux patients le dépôt des objets de valeur
au grand coffre ;
invite les patients à repasser à laccueil au
moment de la sortie ;
répond aux questions des patients (repas...) ou les oriente
vers les personnes susceptibles de les informer sur des sujets spécifiques.
Satisfaction
Les
besoins et la satisfaction des patients et des correspondants médicaux
sont pris en compte par lintermédiaire de questionnaire de
sortie et denquêtes de satisfaction.
Un questionnaire de sortie est remis systématiquement avec
le livret daccueil à tous les patients dés leur arrivée.
Il est recueilli au sein du service et transmis à lInfirmière
générale ou retourné directement à la direction.
Les réclamations sont analysées et traitées par linfirmière
générale. Un récapitulatif est envoyé mensuellement
à la direction et au service Qualité. Ces informations sont
ensuite transmises aux personnes concernées.
En fonction du degré de gravité des remarques effectuées
au niveau du questionnaire de sortie, linfirmière générale
et la direction analysent et corrigent immédiatement les dysfonctionnements
soulevés.
Une enquête de satisfaction pour les consultations et lhôpital
de jour a été réalisée en mars 1998.
Une enquête de satisfaction auprès des patients hospitalisés
(hospitalisation classique et hôpital de jour) a été
menée du 23 au 29 mars 2000 (Annexe A.4).
La population était composée de tous les patients hospitalisés
au sein de létablissement, en hospitalisation classique,
sortant pendant la semaine définie pour lenquête ainsi
que tous les patients hospitalisés en hôpital de jour. Elle
sera reconduite en octobre 2001.
Une enquête de satisfaction auprès des médecins
correspondants a été réalisée fin mars 2001.
Le questionnaire était joint au courrier adressé au médecin
correspondant pendant une semaine après chaque consultation. Les
résultats sont en cours dexploitation.
2. Hôtellerie
LInstitut Bergonié a défini une politique hôtelière
permettant de proposer des prestations répondant aux besoins et
attentes des patients et accompagnants. Elle est articulée autour
des axes suivants :
Assurer
le confort du malade et de sa famille lors de son séjour :
par un cadre daccueil et de séjour agréable
(des investissements et des travaux importants ont été réalisés
ou sont en cours),
en améliorant les possibilités pour les proches de
séjourner auprès du malade,
en prenant en compte les attentes des patients.
Fournir des conditions dhébergement adaptées aux
besoins des patients et de leur entourage :
en disposant dune majorité de chambres seules (106/141),
en offrant du mobilier confortable et en bon état : lits
à hauteur variable, renouvellement régulier des fournitures
de literie (matelas, oreillers...),
en proposant des lits daccompagnant pour les proches voulant
séjourner auprès des malades.
Offrir un service hôtelier adapté à lensemble
des besoins :
avec un mobilier adapté aux déficits des patients,
avec une prise en compte des choix particuliers pour la restauration
des patients et très spécialement pour les enfants,
pour les anniversaires : gâteaux pour 3 à 4 personnes
et carte danniversaire,
avec des dispositions spécifiques pour la restauration et
les nuitées des accompagnants,
avec du personnel pour les prestations hôtelières
(activités intégrées à lunité
de soins),
en rendant des services annexes (supplément de literie,
vase et entretien des fleurs, possibilité de personnaliser la chambre...),
en ayant accès à des services complémentaires
: journaux (1 relais H), médiathèque (livres, cassettes
audio et radio K7), courrier, coiffure (soins dune esthéticienne).
Évaluer les prestations hôtelières :
questionnaire de sortie,
enquête de satisfaction.
3. Lingerie
Contrat
location entretien avec objectifs dassurance qualité avec
la Société Elis (cf. GFL4 : Annexe A.6).
4. Restauration Cuisine
Après
étude par une société indépendante Techno-Rest
réalisée en 1994-1995, la conclusion était de ne
pas sous-traiter à une société extérieure.
Nouvelles cuisine et cafétéria réalisées,
après approbation par les services vétérinaires en
1996.
Les cuisines sont ouvertes 7 jours sur 7 (de 6 h 45 à 19 h 15).
Cafétéria du personnel et des accompagnants ouverte 5 jours
sur 7 (service de 12 h à 14 h).
Méthode HACCP (Hazard Analysis Control Critical Points).
Plan alimentaire élaboré sur une périodicité
de 8 semaines accompagné dune périodicité de
4 semaines au minimum pour les menus (cf. GFL3 :
Annexe A.6).
Visites des services vétérinaires inopinées ou sur
demande en moyenne 2 à 3 fois par an.
5. Contrôle du matériel
Conduite
et entretien des installations de chauffage, ventilation et climatisation
en télégestion ave la Société Dalkia.
Contrat dénergie électrique : EJP et groupes électrogènes
Dalkia.
Contrat de maintenance des fluides médicaux (canalisations, vannes,
armoire de secours et compresseurs) (Air Liquide Santé).
Contrat sécurité et détection incendie (DEF/M3PI).
Contrat 24 h/24 ascenseurs et monte charge (Schlindler).
Surveillance et traitement de leau (Dalkia).
6. Nettoyage
Aucun
contrat externe. Le nettoyage se fait par des ASH à partir de protocoles
et des contrôles bactériologiques sont effectués dans
les secteurs à risque par une société extérieure
(cf. GFL5 : Annexe A.6).
7. Évacuation des déchets hospitaliers (cf. Annexe A.4
: procédure)
8. Organisation administrative
Dossier du patient
Chaque patient pris en charge à lInstitut Bergonié
a un dossier comportant plusieurs parties :
le dossier médial qui existe sur support papier et sur réseau
informatique (DMI) accessible avec des codes daccès personnalisés,
depuis tous les postes informatiques de létablissement ;
le dossier médical comporte des informations administratives et
médicales ; les informations médicales sont effectuées
en temps réel pour les activités externes et les examens
complémentaires ;
le dossier de soins, pour linstant uniquement sur support
papier, comportant le dossier infirmier et la fiche de prescription.
Circuit de facturation
Le
principe est de facturer lensemble des prestations à la sortie
du patient et de percevoir au comptant la part restant à la charge
de lassuré.
Consultations, soins externes, hôpital
de jour, radiothérapie

Hospitalisation

Traitement de SAE
Responsable désigné : Sylvie Boulay (contrôleur de
gestion).
Chaque questionnaire est adressé aux responsables médicaux
et non médicaux concernés, soit 21 personnes.
Mise en place de réunions si nécessaire.
Enregistrement des questionnaires sur internet.
Validation par les services de lÉtat.
Retour de linformation aux intéressés.
D. « Instances intra-établissement »
1. CLIN et évaluation
Le
Comité de lutte contre les infections nosocomiales a été
installé en 1992. Sous la présidence du Docteur D. Monnin,
il fonctionne régulièrement en liaison avec le CCLIN régional
et les autres CLIN des autres centres anticancéreux.

2. Autres vigilances
Comme
le demande la législation, lInstitut Bergonié a organisé
différentes structures de vigilances dont le fonctionnement est
harmonisé par une commission QPR (pour la qualité et la
prévention des risques), présidée par le Sous-Directeur.

3. DIM
Le
Département dinformation médicale, coordonné
par le Docteur J.L. Renaud-Salis (soumis à renouvellement en novembre
2001) fonctionne depuis 1991, en suivant les procédures réglementaires
établies.
4. Engagement de létablissement dans une démarche
qualité
Une
structure de gestion de la qualité est en place depuis 1997. Elle
est composée dun Responsable Assurance Qualité (RAQ,
Madame J. Jouneau, pharmacienne), dune assistante qualité
et dune secrétaire.
Elle est formalisée par un organigramme. Une fiche de mission est
établie pour le Responsable du service et une définition
de fonction est faite pour lassistante et la secrétaire.
Un engagement dans cette démarche a été renouvelé
par un document du directeur en mars 2001, porté largement à
la connaissance des instances représentatives et de lensemble
du personnel (Annexe A.4).

5. Commission de conciliation
Elle
a été régulièrement mise en place en mai 1999.
Présidée par le Docteur J.M. Dilhuydy, elle fonctionne normalement,
en liaison avec le conciliateur, le Docteur P. Chomy, et produit chaque
année un rapport transmis au Tutelles.
III. SITUATION FINANCIÈRE
Comme chaque année lanalyse du bilan est complétée
par lanalyse comparative des 5 dernières années.
1. Bilan 2000
Lactif
total net augmente en 2000 de 32 MF. Cette augmentation est due à
la hausse de lactif immobilisé (26 MF) : travaux parking,
URF et commande du nouvel accélérateur. Un décalage
de règlement explique lécart des valeurs mobilières
de placement. Les stocks ont été stabilisés à
leur niveau de 1999 correspondant au besoin de lInstitut.
Au passif les fonds propres saccroissent de 2 MF. La forte progression
des dettes long terme (20 MF) est due aux emprunts souscrits pour
clôturer le programme de lURF. Les dettes court terme doivent
leur augmentation aux acomptes versés et au décalage du
règlement de certaines charges dans les premiers jours de janvier
2001.
ÉVOLUTION DE STRUCTURE DE 1995 À
1999



Ces graphiques montrent la progression de lensemble des postes,
notamment les fonds propres, les dettes longs terme et la trésorerie.
Le fonds de roulement doit sa forte augmentation à la souscription
en fin dannée des emprunts. Laugmentation de lexcédent
de financement dexploitation est simplement du au décalage
du règlement des charges sociales de décembre en janvier
2001.
Lactif immobilisé est en hausse car le programme immobilier
(URF) est terminé.
2. Ratios
Ratios de financement
 Financements
stables
Taux de couverture demploi = --------------------------- = 1,11
Biens
stables
Ce taux est stable par rapport à 1999. Supérieur à
1, il montre que les emplois stables sont financés par des ressources
stables.
Fonds
propres
Indépendance financière = --------------------------------------
= 0,69
Fonds
propres + dettes LMT
Ce taux à peine inférieur par rapport à 1999 donne
la mesure de lendettement. Supérieur à 0.50 il indique
que nos propres ressources sont toujours supérieures aux sommes
empruntées.
Actif
circulant
Ratio de liquidité = ------------------------- = 1,44
Dettes
court terme
Ce ratio, témoin du pied de bilan présente encore un taux
confortable confirmé par le ratio de liquidité immédiate.
Ce taux montre que fin 2000
linstitut dispose des liquidités suffisantes pour faire face
à la totalité de ses dettes si lon fait abstraction
de la dette pour congés payés
équilibrée par une créance de la caisse pivot de
même montant.
ÉVOLUTION DES RATIOS DE FINANCEMENT : 1996-2000

La poursuite du plan dinvestissement est financièrement assurée.
En effet le haut du bilan est respecté en maintenant le taux de
couverture nettement supérieur à 1 et le taux dindépendance
supérieur à 0,50.

Ratios dinvestissement et de vétusté
 Amortissements
Taux de vétusté = ----------------------------- = 50
Actif
immobilisé brut
Investissements
Taux dinvestissement = ----------------------------- = 13.02%
Produits
de lexercice
Ce taux en forte hausse indique leffort continu dinvestissement.
Le taux de vétusté baissera lorsque nous aurons terminé
les sorties de lactif immobilisé brut.
ÉVOLUTION DES TAUX DE VETUSTÉ ET DINVESTISSEMENT

Gestion de la dette
 Frais
financiers
----------------------------------------- = 0,20
Excédent
brut dexploitation corrigé
Amortissements
------------------------------------------ = 2.31
Remboursement
du capital emprunté
Ces deux ratios très avantageux pour lInstitut confortent
la possibilité de poursuivre le plan dinvestissement.
ÉVOLUTION DE LA GESTION DE LA DETTE : 1996-2000

Laugmentation de lencours long terme conduit à la
baisse le ratio amort/Rt capital qui reste encore très supérieur
à 2.
La dotation aux amortissements a toujours permis de rembourser plus de
deux fois le capital emprunté.
Lexcédent brut dexploitation renforcé par les
produits de gestion et les produits financiers dégagent une marge
suffisante pour ne pas altérer la capacité dautofinancement.
3. Soldes intermédiaires de gestion

Ce tableau illustre lévolution des soldes intermédiaires
de gestion des 5 dernières années.
La valeur ajoutée, après la stagnation des dernières
années, retrouve une hausse sensible et ceci malgré laugmentation
des achats et des services extérieurs.
La baisse de lexcédent brut dexploitation, traduit
une augmentation supérieure de la masse salariale par rapport à
celle de la valeur ajoutée.
La capacité dautofinancement est stable.
4. Situation financière
Le
fonds de roulement global (fonds de roulement investissement + fonds de
roulement exploitation) est en augmentation de près de 8 MF.
La bonne maîtrise du recouvrement des créances et laugmentation
des financements stables dexploitation permet la progression de
lexcédent de financement dexploitation de 2MF. Les
délais de paiement des fournisseurs demeurent inchangés.
ÉVOLUTION DE LA TRÉSORERIE : 1996-2000

La
trésorerie de létablissement demeure à un niveau
important. La capacité dautofinancement est en augmentation.
Il y a dune part une stabilité des charges financières
et dautre part une augmentation de la valeur ajoutée.
Le fonds de roulement de 36,8 millions ajouté à lexcédent
de financement de lexploitation de 6.2 millions donne une trésorerie
positive de 43 millions de francs qui permettra la poursuite des investissements
avec un recours à lemprunt modéré et étalé
dans le temps.
PROJET MÉDICAL
Préalable
: le patient
Qualité et sécurité
des soins
Soins proprement dits
Projets spécifiques : recherche,
enseignement
Synthèse (du projet médical)
PRÉALABLE : LE PATIENT
Depuis
longtemps, les équipes de cancérologie ont développé
une prise en charge globale des patients et de leurs proches
atteints de maladies qui ont non seulement des caractères organiques
bien individualisés mais aussi un important retentissement psychologique
et social (dailleurs lordonnance du 1er octobre 1945 précisait
la nécessité de deux assistantes sociales dans chaque centre,
ce qui ne sera réalisé à Bordeaux quen 2001
!). Le souci de cette prise en charge a certainement contribué
au succès des centres de lutte contre le cancer, malgré
limage de repoussoir quils ont longtemps eue parce que susceptibles
de révéler à un malade un diagnostic quon sefforçait
de lui cacher et quil était censé ignorer.
Alors quune loi promise pour bientôt devrait mieux formaliser
et peut-être compléter les droits des patients, ceux-ci ont
été anciennement reconnus (par exemple indirectement dans
le Code de déontologie médicale depuis 1947 ou par la Charte
du patient hospitalisé) ou plus récemment établis
par des textes internationaux (Organisation Mondiale de la Santé,
OMS, 1994, Association Médicale Mondiale, AMM, 1995) qui
précisent la nécessité de bien soigner, de façon
indissociable, le malade et sa maladie.
Tandis que le premier principe éthique de bienveillance-bienfaisance
garde toute sa valeur, celui dautonomie vient désormais au
premier plan et conduit à des dispositions pratiques pour mieux
respecter le libre choix par le patient du praticien, du lieu de traitement
et du traitement grâce à une information appropriée.
Contribuant au respect des personnes et de leur dignité, ces principes
doivent être naturellement suivis et encore renforcés, et
lInstitut Bergonié dans son ensemble y est profondément
attaché.
Le libre choix par le patient de son thérapeute est important dans
la mesure où il nexpose pas le premier intéressé
à sen trouver pénalisé. Rien ni personne noblige
aucun patient à venir au centre anticancéreux régional.
Le conseil du médecin traitant est déterminant comme nous
lavons observé depuis 25 ans dans différentes enquêtes
successives pour mieux connaître leurs besoins et le degré
de leur satisfaction auprès des généralistes
qui tiennent de plus en plus compte de lavis de patients convenablement
informés. Lactivité plutôt excessive de lInstitut
Bergonié na jamais constitué un frein à une
information sur les ressources médicales de qualité et adaptées
existant ailleurs, en particulier plus près du domicile (cf. infra).
Le centre anticancéreux régional a cependant la responsabilité
de veiller, selon un principe déquité et autant que
faire se peut, à ce que loffre de soins et leur qualité
soient égales pour tous les patients. Cest ce qui la
amené à jouer un rôle moteur dans lorganisation
du Réseau de Cancérologie dAquitaine (RCA). La mise
en place de ce réseau conduira à proposer une sorte de livret
de présentation du réseau équivalent du livret
daccueil dun établissement hospitalier avec
sa constitution, ses règles de fonctionnement, ses caractères
pour éclairer le mieux possible chaque patient. En ce qui le concerne,
lInstitut Bergonié compte développer en dehors
de toute tendance publicitaire qui contrarierait le contrôle de
ses activités une information publique, élaborée
par un groupe interne pluridisciplinaire formé en conséquence,
avec notamment la rénovation de son site Internet couplé
avec celui de la FNCLCC ou en prenant appui sur le Dictionnaire des cancers
en grande partie élaboré à Bordeaux et également
accessible sur Internet (http://www.fnclcc.fr).
En sachant que les impératifs de la maladie peuvent limiter ce
choix, à lInstitut les patients sont également informés
des conditions de leur prise en charge, par un livret daccueil,
distinct en consultation et en hospitalisation, et surtout, oralement,
par les personnes amenées à les soigner qui sont annoncées
ou invitées à se présenter le moment venu.
Linformation loyale, claire et appropriée sur létat
du malade, les investigations nécessaires et les traitements envisagés,
est donnée en général par le médecin principal
responsable du patient (référent) dans léquipe
pluridisciplinaire, mais chaque intervenant soignant a la responsabilité
de linformer pour ce qui le concerne, avec disponibilité
et autant que le patient le souhaite et que cest possible. Outre
le principe dautonomie qui la justifie, cette information de base
a pour objectif de laisser le malade exprimer ses préférences,
que la maladie permettra ou non de suivre, et de participer ou de coopérer
à une thérapeutique souvent lourde et prolongée.
La création fin 2001 dun Espace associatif au centre de létablissement
doit offrir un lieu daccueil convivial, de renseignements, avec
la contribution dAssociations de bénévoles et des
bornes dinformation et dorientation pratiques pour guider
les patients ainsi que leurs proches et mieux satisfaire leurs demandes
diversifiées.
Des quantités dinformations pratiques sont également
utiles et délivrées oralement ou par lintermédiaire
de livrets commentés, de documents vidéo, de chaîne
interne de télévision. Les malades sont informés
des examens ou traitements quils vont subir, des conditions dune
consultation pluridisciplinaire. Des efforts sont faits, jamais suffisants,
pour favoriser la coordination des différents actes diagnostiques
et thérapeutiques, ainsi que les transmissions pour la continuité
des soins, ce qui devrait connaître de nouvelles dimensions avec
la mise en route du SIRCA (Système dInformation du Réseau
de Cancérologie dAquitaine), en y faisant participer les
professionnels de proximité qui ne consacrent quune part
de leur activité à des malades cancéreux.
Le consentement du patient doit être de mieux en mieux cherché
et obtenu à côté dun consentement formel
en cas de recherche biomédicale sans précipitation
ni signature de document écrit.
Lengagement de nombreux médecins et autres soignants de lInstitut
dans différentes instances éthiques les deux CCPPRB
de Bordeaux ou Conseils de lOrdre des médecins lintérêt
porté par beaucoup aux questions dinformation et de consentement
éclairé, périodiquement considérées
lors de colloques hebdomadaires de lInstitut, ont développé
une culture favorisant les échanges avec les patients pour mieux
répondre à leurs attentes. Les habitudes doivent être
renforcées, transmises au plus jeunes lors de la formation initiale
et par la suite, dans une démarche permanente. La pluridisciplinarité
doit éviter un écartèlement du patient entre divers
spécialistes mais au contraire favoriser une prise en charge globale
à un moment donné, en particulier au début de la
maladie, puis tout au long de son évolution, après la guérison,
lors de la surveillance et jusquà, le cas échéant,
des soins palliatifs et un accompagnement en phase terminale.
Ces relations humaines sont enrichies par lapport de contributions
venant de psychologues, sociologues ou anthropologues. La prise en charge
globale conduit à mettre laccent sur une consultation sociale
au début de la maladie, suivie de conseils et dorientation
pour les dispositions pratiques utiles.
Le rôle des bénévoles a conduit à la rédaction
dune Charte du volontariat en 1999. Des groupes de paroles pour
malades ou familles sont prévus, dépendant des moyens dont
lunité mobile de soins palliatifs devrait être renforcée.
Tout cela doit conduire à une évaluation plus précise
et personnalisée de chaque malade :
par une évaluation psychologique régulière,
peut-être systématique selon les possibilités, pour
offrir, sans attendre quil soit demandé, un soutien psychologique
personnalisé ;
en faisant appel aux ressources de la gériatrie, du fait
de lâge moyen élevé des malades cancéreux
;
et en mettant laccent sur la qualité de vie initiale,
prévisible et observée.
La satisfaction des patients et de leurs proches doit être plus
régulièrement et mieux explorée, par des questionnaires
et des enquêtes, pour guider, renforcer, réorienter les mesures
prises.
|
PRÉALABLE : LE PATIENT
Points forts
Attention prêtée aux malades et à leurs
proches.Culture éthique développée : respect
des personnes et de leur dignité, libre choix.Information
loyale et claire des patients.Chaîne dinformation TV
interne.Prise en charge multidisciplinaire coordonnée.Continuité
des soins avec partenaires extérieurs.
Points faibles
Information à développer encore.Consentement à
mieux formaliser.Prise en charge globale à renforcer.Espace
associatif à organiser.Accueil au dépositoire à
améliorer.Satisfaction des patients à évaluer
plus complètement et régulièrement.Échanges
dinformations avec soignants extérieurs en temps réel.
|
QUALITÉ ET SÉCURITÉ
DES SOINS
La
Direction de lInstitut Bergonié sest engagée
à mettre en place un plan de gestion et damélioration
continue de la qualité par une approche méthodique intéressant
lensemble de lorganisation, avec limplication de lensemble
des professionnels (Annexe A.4). Afin dassurer le bon déroulement
de la démarche, un service Qualité a été
créé en 1997 ainsi quune instance pluridisciplinaire,
nommée Commission Qualité et Prévention des
Risques (QPR) en février 1999. Ces deux instances sont
chargées de laccompagnement de la démarche qualité.
Lengagement de la direction est fondé sur les principes
directeurs qui gouvernent les décisions et les actes des personnels
soignants et administratifs ainsi que lorganisation des structures
de soins :
la place centrale du patient,
lamélioration de la qualité et de la sécurité
des soins,
limplication de tous les professionnels exerçant
dans létablissement,
Dans ce cadre, en concertation avec la Commission Médicale de
lÉtablissement (CME), le Comité Technique (CT) et
la commission QPR, la
direction a déterminé des objectifs principaux pour lesquels
des méthodes de travail sont définies et des structures
seront créées.
1. Mettre en uvre laccréditation en sassurant
de la motivation du personnel de létablissement et lutiliser
pour poursuivre la démarche globale damélioration
continue de la qualité.
2. Améliorer la gestion des risques et des vigilances.
3. Renforcer les démarches transversales entre les secteurs dactivité
en impliquant systématiquement le CLIN dont la mission est la
prévention et la lutte contre les infections nosocomiales.
4. Favoriser les projets qualité dans les unités fonctionnelles
et développer des outils de suivi : mise en place dindicateurs
pertinents de processus et résultats qui seront définis
avec les professionnels de létablissement. Ils seront utilisés
pour suivre et améliorer la qualité des soins.
Cet engagement déjà ancien dans une démarche de
qualité et de prévention des risques a été
développé en fonction des nécessités pour
les malades, des obligations réglementaires et des moyens disponibles
encore insuffisants :
suivi des GBEA pour les laboratoires,
mesures en anesthésie-réanimation, stérilisation,
pharmacie inspectées par les services des Tutelles, nouvelles
installations achevées en 2001;
préparation des chimiothérapies en unité
de reconstitution centralisée (URC) généralisée
depuis louverture du nouveau hôpital de jour en septembre
2000 ;
engagement ancien et pionnier dans la lutte contre la douleur
avec création et animation du Groupe Aquitaine Douleur (GAD)
;
individualisation dun Service Qualité depuis 1997
;
création en 1999 dune Commission qualité
et prévention des risques (QPR) coordonnée par le sous-directeur
avec mise en place dun système de signalement des incidents
;
développement du Comité de lutte contre les infections
nosocomiales (CLIN) en liaison avec les CLIN régionaux et des
autres centres de lutte contre le cancer ;
amorce dune unité mobile de soins palliatifs grâce
à des vacations de médecins travaillant à lUSP
des Dames du Calvaire puis à quelques moyens accordés
par les Tutelles (actuellement ½ ETP médecin, 1 ETP psychologue).
Ces actions ont été stimulées par une visite daccréditation
expérimentale organisée en mars 1999 par la FNCLCC, préparant
celle de lANAES prévue en novembre 2001.
Elles doivent être continûment poursuivies, renforcées
et complétées par une organisation et des moyens internes
(formation, désignation de référents, liens avec
partenaires extérieurs...) et si possible par lattribution
de moyens supplémentaires.
Le manque le plus important actuel est représenté par
un poste dingénieur biomédical.
Ces différents systèmes mis en place doivent être
régulièrement évalués et améliorés,
grâce à la mise en place de nouvelles procédures.
Le complément demandé et attendu pour les soins palliatifs
doit compléter une unité mobile dautant plus nécessaire
que létat des malades hospitalisés a tendance à
saggraver, avec augmentation du nombre des décès
à lhôpital ou peu après la sortie et quexiste
dans la région un déficit ancien et important en établissements
pour soins de suite relativement lourds. Le renforcement récent
du service dassistance sociale pourrait être complété
par des moyens supplémentaires (médecin coordonnateur
?) pour mieux assurer le transfert de patients ne nécessitant
plus les soins spécifiques du centre, et la continuité
des soins.
La prise en charge durgences et de malades nécessitant
des soins intensifs risque de créer de nouveaux besoins dans
les toutes prochaines années.
|
QUALITÉ ET SÉCURITÉ DES
SOINS
Points forts
Service Qualité.Commission Qualité et Prévention
des risques.Fonctionnement régulier du CHSCT.Existence des
différents comités ou commissions réglementaires
pour les vigilances (CLIN, hémovigilance, matériovigilance,
pharmacovigilance...)Prise en charge de la douleur.Système
de signalement dincidents mis en place.Bilan régulier
des accidents dexposition au sang (AES, médecin du
travail).Engagement dans les démarches daccréditation
(visite de lANAES en novembre 2001).
Points faibles
CLIN à étoffer.Manque dingénieur biomédical
et matériovigilance à renforcer.Comité de Lutte
contre la Douleur (CLUD) à créer.Procédures
de qualité et prévention des risques à compléter.Unité
mobile de soins palliatifs embryonnaire.Qualité du dossier
médical.
|
SOINS PROPREMENT DITS
En
labsence de bouleversement, prévisible dans les cinq prochaines
années, des méthodes de traitement, lévolution
récente permet de prévoir les modifications souhaitables.
LInstitut Bergonié na pas pour vocation de prendre
en charge la totalité des malades cancéreux de la région
: il nen voit chaque année quà peu près
20% pour lAquitaine (2 700 sur 13 000), dès le diagnostic
pour la plupart, ultérieurement pour les autres. Lidée
de monopole est contraire à lesprit des Centres de Lutte
Contre le Cancer qui ont pour mission de jouer un rôle pilote pour
faire avancer toutes les structures et les personnels soignants afin dassurer,
de façon équitable, à léchelon régional,
les prises en charge les plus compétentes ; ce rôle est maintenant
reconnu au site de référence régional constitué
conjointement avec le CHRU. Pour jouer ce rôle, le centre doit garder
une masse critique dans le nombre et la variété
de patients courants comme cela est précisé
dans la Circulaire du 24 mars 1998 à propos des sites de référence
de réseau : il faut pouvoir faire bénéficier chaque
malade de progrès et de lévaluation corollaire
de techniques ou de stratégies
novatrices, dans un contexte de rigueur, sans pouvoir à lavance
prévoir dans quels domaines ces progrès se dessineront :
le centre ne peut donc se dessaisir de certains cancers pour se consacrer
exclusivement à deux ou trois cancers privilégiés.
Dans ces conditions, son activité doit rester diversifiée,
complémentaire et équilibrée.
Cela est nécessaire pour maintenir une recherche clinique de niveau
international. Une minorité de malades, quoiquen légère
augmentation, y sont impliqués et doivent augmenter grâce
à des moyens accrus et par lintermédiaire de réseaux
de recherche. En profitent tous les malades pris en charge dans linstitution
et doivent en profiter, indirectement, tous ceux traités dans la
région par des hôpitaux et médecins suffisamment formés
et reliés au site de référence régional.
Ainsi, les principales orientations dans lévolution de la
distribution de soins apparaissent les suivantes :
1. Les cancers rares gagnent à être regroupés ou centralisés
par une institution régionale qui, seule, peut en réunir
un nombre suffisant pour que ses médecins et autres soignants aient
une expérience qui garantisse une compétence habituelle.
Les présentations particulières de cancers fréquents
par exemple, cancers du sein inflammatoires, cancer associé
à une grossesse... représentent aussi des situations
rares et difficiles relevant dune spécialisation renforcée.
2. Par les moyens quil offre et les compétences quil
réunit, le centre anticancéreux est particulièrement
apte à prendre en charge les cancers qui nécessitent le
plus une collaboration pluridisciplinaire et la pluridisciplinarité
la plus complexe, non seulement multi-thérapeutique,
mais intriquant aussi explorations diagnostiques, évaluations pronostiques,
traitement et surveillance, par exemple pour les cancers de lovaire,
les cancers graves du sein ou du tube digestif, les sarcomes des tissus
mous ou les cancers multiples, ainsi que les soins palliatifs ou la réinsertion
des anciens patients en liaison avec le service social.
3. LInstitut Bergonié doit suivre le développement
de la médecine ambulatoire qui est devenu prioritaire. Déjà
largement amorcée pour la chimiothérapie et la radiothérapie,
plus récemment pour la chirurgie et la radiologie interventionnelle
à visée thérapeutique, cette prise en charge externe
de malades non hospitalisés peut accroître leur confort sans
compromettre leur sécurité. Cela passe par une organisation
améliorée, pour simplifier les multiples passages dun
malade au centre où un pôle dactivités
ambulatoires est amorcé autour du nouveau parking daccueil
et devrait être complété par un nouveau bloc de consultations
et pour renforcer la liaison avec des intervenants extérieurs
par lintermédiaire du siège individualisé du
Réseau de Cancérologie dAquitaine. Les avantages réels
pour les malades et les conséquences économiques dune
telle évolution doivent être observés pour quelle
ne dérive pas sans contrôle, mais soit au contraire rationalisée
dans lintérêt de tous.
Pour des malades résidant loin de Bordeaux, et pour les actes les
plus simples, le traitement doit pouvoir être assuré à
proximité du domicile, suivant un partenariat réglé.
Celui-ci implique une coordination rigoureuse grâce à des
référentiels établis en commun et suivant des accords
de partenariat tacites ou formels dans le cadre du RCA et de la complémentarité
des différents établissements.
4. Il est normal aussi quun tel centre, sans se charger de tous
les actes requis par un malade cancéreux, prenne en charge les
temps les plus spécialisés ou les plus lourds de
façon obligatoire quand ils ne peuvent être réalisés
ailleurs ceux initiaux de diagnostic, bilan et décision
thérapeutique dans les meilleurs délais ou ceux ultérieurs
de certaines complications critiques notamment de douleurs
pour le devenir des malades, assez souvent en urgence.
Cela est reflété par lalourdissement de la charge
des malades hospitalisés, relevant de soins intensifs et dune
aide psychosociale complémentaire, sans quil sagisse
forcément de malades en fin de vie. Outre les compétences
médicales et infirmières nécessaires sur place, il
faut prévoir une coordination avec dautres établissements
de soins, avec laide dun service social renforcé qui
ait aussi la responsabilité des multiples interventions bénévoles,
déjà substantielles avec les représentants dassociations
danciens malades, et qui devraient sétendre, avec notamment
louverture dun Espace associatif.
5. Cette relative dispersion des interventions médicales et paramédicales
ne doit pas compromettre une parfaite surveillance du devenir des malades.
Cette surveillance peut être allégée pour le centre,
elle peut être encore plus partagée avec dautres intervenants,
elle reste un impératif absolu, correspondant à une mission
des centres pour lévaluation à long terme de malades
exposés à des rechutes ou à des complications.
6. Enfin, le développement de traitements lourds ne peut se faire
dans toutes les directions. La présence au CHRU dun excellent
centre de greffe de moelle osseuse en dispense lInstitut qui y participe
pour les radiothérapies de conditionnement et qui y recourt pour
certains malades. Les chimiothérapies intensifiées complétées
par des facteurs de croissance ou des greffes de cellules souches hématopoïétiques
doivent faire lobjet dévaluation complémentaire
avant de justifier un engagement plus marqué qui permettrait une
prise en charge plus homogène. De façon
plus habituelle, ce sont les services correspondants du CHRU qui prennent
en charge les malades, métastatiques principalement, relevant de
mesures orthopédiques ou neurochirurgicales, ces deux disciplines
nayant jamais été représentées à
lInstitut. Lengagement de lInstitut dans la thérapie
cellulaire à laquelle il a apporté une contribution significative,
dépendra de lorganisation dun site de référence
dans ce domaine à Bordeaux, avec la participation de lÉtablissement
de Transfusion Sanguine, de laboratoires universitaires et du CHRU.
7. Pour lensemble de ces situations, les médecins du site
régional de référence dont fait partie lInstitut
Bergonié, ont un rôle déterminant pour
donner un avis sur des situations complexes en hiérarchisant
divers actes thérapeutiques, ou en tenant compte de pathologies
associées ou orienter les patients pour une stratégie
de prise en charge et des traitements assurés en dautres
lieux ; cela suppose une meilleure formalisation des réponses aux
patients ou à leurs médecins demandant une prise en charge
à lInstitut qui nest ni possible, ni indispensable,
parce quelle peut être assurée dans de bonnes conditions
ailleurs, sans les pénaliser, voire à leur avantage (proximité
dune UCPO compétente). Ce rôle, depuis longtemps important
mais mal reconnu, doit être désormais bien établi
dans le cadre du Réseau de Cancérologie dAquitaine.
|
SOINS PROPREMENT DITS
Points forts
Activité équilibrée entre différents
secteurs.Médecins expérimentés et compétents
encadrant jeunes en formation : chefs de clinique, assistants, internes...Plateau
technique présentant lessentiel des moyens nécessaires
à la prise en charge de malades cancéreux.Multiples
partenariats pour prise en charge partagée des malades.Disponibilité
des Standards, Options, Recommandations (SOR) professionnels.
Points faibles
Insuffisance de moyens humains pour faire face aux demandes exprimées
: prise en charge des malades, avis extérieurs, coordination
de soins partagées.Budget de médicaments anticancéreux
très insuffisant.Absence dIRM.Absence dorthopédie
et de neurochirurgie (assurées au CHRU).Prise en charge des
malades ambulatoires à réorganiser.Adhésion
aux références de bonnes pratiques à améliorer.Organisation
et tenue du dossier médical.
|
PROJETS SPÉCIFIQUES : RECHERCHE, ENSEIGNEMENT
Ces missions traditionnelles des centres de lutte contre le cancer sont
favorisées par une convention avec lUniversité Victor
Segalen-Bordeaux 2. Elles bénéficient dune pratique
ancienne, bien développée, aussi bien localement quavec
des partenaires régionaux, nationaux et internationaux (Annexe
A.3).
Recherche
Elle correspond à :
une mission fondatrice des centres de lutte contre le cancer,
une tradition ancienne de lInstitut qui doit être renforcée.
Elle a bénéficié ces dernières années
de réorganisations significatives :
pour la recherche clinique, identification dun Service commun
de recherche clinique et institution dun Collège de recherche
clinique dont le rôle est de stimuler la réflexion des chercheurs,
de coordonner leur action et de conseiller la Direction, en attendant
lévolution vers un Centre dInvestigation Clinique (CIC)
;
pour la recherche biologique, installation plus récente
de nouveaux laboratoires avec leurs locaux et le matériel correspondant,
hébergement de nouveaux chercheurs.
Ce développement équilibré doit favoriser une recherche
mariant autant que possible clinique et laboratoire dans le respect de
bonnes pratiques légales, réglementaires et scientifiques.
Le bilan positif des dernières années ne peut quencourager
à poursuivre dans la même voie, en accroissant si possible
leffort entrepris grâce à la formation et à
lexpérience acquises, en poursuivant des recherches toujours
valides, en ouvrant de nouveaux projets dans des domaines récents,
toujours avec les mêmes soucis de rigueur dans les méthodes
et de préoccupations éthiques, en accentuant encore leffort
de formation de jeunes médecins et chercheurs qui bénéficient
périodiquement de formations à létranger, en
associant enfin un nombre croissant de praticiens dans le cadre du Réseau
de Cancérologie dAquitaine, en commençant par ceux
du CHRU qui constituent désormais avec nous le site de référence
dudit réseau.
Compte tenu des orientations actuelles de la cancérologie, ces
recherches paraissent devoir se développer particulièrement
en :
chimiothérapie anticancéreuse et pharmacologie, notamment
grâce à limplantation dune nouvelle unité
de recherche du CNRS ;
radiothérapie : curiethérapie notamment à
haut débit de dose ou par implants prostatiques permanents, multifractionnement,
faibles doses, petits faisceaux, radiothérapie conformationnelle,
bénéficiant dune dosimétrie en 3D ;
imagerie médicale avec maintien dune activité
hautement spécialisée pour les mammographies de dépistage
(mammographie numérisée), radiologie interventionnelle,
mise en service de la technique TEP en médecine nucléaire
en liaison avec le CHRU ;
techniques chirurgicales, en particulier ambulatoires (notamment
pour macrobiopsies du sein et recherche du ganglion sentinelle) et ablathérapie,
complétées par la réanimation postopératoire
;
traitements hormonaux des cancers du sein et de la prostate en
collaboration internationale ;
associations thérapeutiques séquentielles ou simultanées,
désescalade dans le traitement loco-régional ;
recherche de la maladie résiduelle et intensifications thérapeutiques
;
oncologie moléculaire et génétique, conseil
génétique en oncologie, thérapies génique
et cellulaire, immunothérapie, isolée ou associée
aux précédentes ;
médecine interne cancérologique pour lutilisation
des antalgiques, antiémétiques, facteurs de croissance,
diphosphonates, etc.
Nous souhaitons également développer les méthodes
de recherche avec :
le maintien de la contribution à lEnquête Permanente
Cancer nationale,
une amélioration des dossiers médicaux et infirmiers
unifiés,
la disponibilité de biothèque avec ses différentes
composantes (onco-, cyto-, sérothèques),
des analyses plus fines de résultats à laide
de moyens statistiques et informatiques renforcés,
une coopération, pour les études les moins complexes,
avec dautres praticiens et établissements de soins du Réseau
de Cancérologie dAquitaine, pour accélérer
certaines recherches, augmenter le nombre de patients qui en bénéficient
et favoriser le transfert des compétences,
le maintien dune surveillance stricte des malades traités,
indispensable à une évaluation rigoureuse, éventuellement
déléguée à des spécialistes ou généralistes
de proximité travaillant en réseau,
une meilleure structuration des moyens de recherche clinique et
biologique avec notamment un regroupement des différents laboratoires,
un développement de la recherche biologique, fondamentale
et appliquée, en partenariat avec lUniversité Victor
Segalen Bordeaux 2 en vue de la reconnaissance universitaire et
par les institutions nationales dun pôle de recherche avec
ses différentes composantes,
la création dun registre des hémopathies malignes
en liaison avec lISPED ;
lindividualisation de nouvelles unités de recherche,
le développement de recherches mettant en jeu les sciences
humaines.
De nombreux sujets de recherche sont actifs ou envisagés. Seuls
sont présentés ici les principaux que lon peut regrouper
sous deux rubriques.
Diagnostic et pronostic
Le dépistage regroupe des projets concernant :
la détection de sujets à risques, principalement
par études génétiques pour les cancers du sein, du
côlon ou des états plus rares ;
le dépistage mammographique avec une pratique qui se généralise,
des techniques qui évoluent et en corollaire la conduite à
tenir pour des anomalies infracliniques (imagerie, micro- et macrobiopsies,
anatomie pathologique).
Le diagnostic concerne principalement des tumeurs rares ou borderline
et a pour prolongement, pour des tumeurs plus fréquentes, la définition
de facteurs pronostiques par lanatomie pathologique, la biologie
moléculaire, la génétique, des facteurs permettant
de prévoir la réponse aux traitements (récepteurs
hormonaux, sensibilité ou résistance à la chimiothérapie
ou à la radiothérapie, marqueurs moléculaires), des
études
rétrospectives permises par la disponibilité darchives
importantes et de qualité et par la possibilité dabondantes
confrontations bio-cliniques.
Le bilan préthérapeutique doit aussi faire lobjet
de recherches destinées à rationaliser de nouvelles méthodes
dinvestigation (TEP, IRM...) en complément ou en substitution
des méthodes habituelles, ou sur lidentification des facteurs
pronostiques les plus significatifs (ganglion sentinelle, marqueurs génétiques...).
La mise en place dun registre dhémopathies malignes
et de systèmes informatisés daide à la décision
doivent compléter, au moment de la décision thérapeutique,
un abord déterminant des patients, dont la participation doit devenir
plus marquée.
Thérapeutique
Ces recherches concernent tous les grands axes du traitement des cancers.
Les traitements médicaux présentant les principaux développement
en raison de :
la disponibilité de nouvelles molécules nombreuses
et onéreuses, quil sagit de tester en phase I et phase
II, de comparer en phase III et de suivre en phase IV après leur
AMM ;
le développement des moyens de lInstitut en pharmacologie
;
la variété des traitements non spécifiques
nouveaux : facteurs de croissance, anti-émétiques, antalgiques,
traitements métaboliques...
Les techniques chirurgicales progressent également et doivent être
promues, transmises et évaluées : microchirurgie, cliochirurgie,
abord du ganglion sentinelle, ablathérapie, perfusions localisées...
La radiothérapie justifie également des investigations concernant
en particulier la radiothérapie conformationnelle, la curiethérapie,
la dosimétrie.
Toutes ces techniques concernent plusieurs types tumoraux et justifient
concertation, échanges et collaboration entre divers spécialistes.
Cependant, à côté de ces traitements anticancéreux,
la prise en charge des malades justifie également des recherches,
mettant notamment en jeu des sciences humaines, dans une approche globale
qui doit être régulièrement enrichie, par exemple
par :
une évaluation gériatrique,
un meilleur suivi de la qualité de vie,
une observation à long terme des malades traités
pour mieux évaluer le retentissement organique, psychologique et
social des traitements.
Ces recherches seront menées :
avec les moyens propres de lInstitut, à renforcer
notamment grâce à une meilleure organisation, une rationalisation
des moyens, une méthodologie plus rigoureuse, des moyens statistiques
accrus ; la labellisation dun Centre dinvestigation clinique
sera recherchée ;
en liaison avec dautres institutions ;
en particulier avec lautre pôle du site de référence
représenté par la Fédération de Cancérologie
du CHRU ;
avec des partenaires régionaux du Réseau de Cancérologie
dAquitaine où la recherche a déjà joué
et doit continuer à jouer un rôle moteur ;
au niveau national, en particulier dans le cadre de la FNCLCC et
de la recherche coordonnée entre FNCLCC et Fédération
de Cancérologie des
CHRU ;
au plan international, en particulier dans le cadre de lOERTC.
|
RECHERCHE
Points forts
Activité ancienne et rodée.Moyens et organisation
structurés.Méthodes éprouvées.Bonne
insertion dans groupes coopérateurs régionaux, nationaux
et internationaux.Financements complémentaires (contrats
divers) substantiels.
Points faibles
Moyens humains insuffisants.Support méthodologique à
développer (statisticien...).Inclusion de malades limitée,
faute de moyens.
|
Enseignement
Cette recherche et cette expérience de soins permettent un enseignement
et une formation diversifiés et de qualité. Depuis longtemps,
cette activité est importante à lInstitut Bergonié
qui a publié, entre autres, près dune centaine de
livres au cours des 40 dernières années.
LInstitut Bergonié est lié par convention à
lUniversité Victor-Segalen Bordeaux 2. On y trouve
cinq professeurs de cancérologie (deux chirurgiens, un médecin,
un radiothérapeute, un biologiste), ainsi que des professeurs danatomie
pathologique et dimmunologie et cinq chefs de clinique. Elle reçoit
régulièrement les étudiants en formation du Deuxième
Cycle des Études Médicales et forme de nombreux internes
de spécialités ou en médecine générale.
Elle a un rôle-clé naturel pour la formation spécialisée
(DES) en Oncologie radiothérapique ou médicale, et complémentaire
(DESC) en cancérologie, mais cest aussi un lieu de formation
recherché par les internes en chirurgie, en radiologie, en anatomie
pathologique. Cette formation spécialisée sera amenée
à sarticuler avec lÉcole Fédérale
Européenne de Cancérologie (EFEC) en cours dorganisation
et avec les cours nationaux orientés autour de sociétés
savantes (comme la SFRO).
Cet enseignement na pas été stimulé artificiellement,
mais a toujours répondu à des obligations pédagogiques
ou à une demande exprimée de lextérieur, de
la part de nombreuses institutions, universités, écoles,
groupes professionnels, associations bénévoles, etc. La
réponse à ces demandes déjà abondantes na
guère permis de prendre en plus des initiatives pour offrir des
formations paraissant souhaitables pour certains professionnels. Elle
a été assurée par les médecins universitaires,
mais aussi par tous les autres médecins sans fonction enseignante
reconnue par luniversité et par beaucoup dautres soignants
assurant gracieusement ces activités. Leur participation est souvent
requise en dehors de lAquitaine, en France ou dans des réunions
internationales.
Les médecins, infirmières, manipulateurs, assistantes médicales,
etc. de lInstitut Bergonié sont souvent mis à contribution
pour la formation de professions paramédicales et pour la formation
médicale permanente de médecins généralistes
ou spécialistes, dinfirmières, dagents administratifs,
etc.
Depuis trente ans, une conférence hebdomadaire régulière
(colloque du mercredi) est non seulement ouverte aux étudiants
et soignants de lInstitut Bergonié, mais fréquentée
par de nombreux assistants qui y trouvent des mises au point dactualité,
présentées par des conférenciers extérieurs
invités en raison de leur compétence et de leur qualité
pédagogique sur des sujets de cancérologie ou dintérêt
général (organisation du système de soins, éthique)
ou des intervenants internes à lInstitut présentant
des évaluations thérapeutiques, de nouvelles techniques,
de nouveaux protocoles.
Depuis octobre 1996, est organisée chaque année une Journée
régionale de cancérologie, destinée à condenser
transmissions et échanges avec les spécialistes du Sud-Ouest,
oncologues ou ne se consacrant pas seulement à des malades cancéreux.
Cette journée de cancérologie générale en
automne est peu à peu complétée au printemps par
léquivalent en radiothérapie, en oncologie médicale,
en chirurgie ou sur des thèmes divers selon les nécessités
pour répondre aux besoins de formation continue, de mieux en mieux
pris en compte par tous dans la région ou ailleurs.
Tous ces enseignements ont bénéficié dune pédagogie
peu à peu mise au point, privilégiant des groupes limités
et homogènes de participants, le recours à une formation
interactive et à du matériel pédagogique de pointe
(diapositives, films, vidéo, Internet, télé-enseignement...).
Cette expérience a été consacrée par la présidence
de lEuropean Association for Cancer Education assurée par
un médecin de lInstitut Bergonié en 1989-1990. En
1995, lInstitut a reçu un agrément préfectoral
comme organisme formateur, ce qui le conduit à recevoir aussi divers
stagiaires, par exemple manipulateurs de radiologie... En fonction des
besoins exprimés et selon les moyens disponibles, lensemble
de ces formations gagneront à être regroupées dans
une sorte dÉcole de cancérologie en Aquitaine.
Les expériences particulières développées
par certains professionnels du centre les conduisent également
à intervenir dans des domaines proches de la cancérologie,
comme la douleur, léthique, la psycho-oncologie.
En outre, le centre est quotidiennement interrogé par des
médecins, dautres soignants ou des personnes, malades ou
non, des élèves de lycée, du public pour des
renseignements dordre scientifique, biologique, technique, clinique
ou socio-psychologique, quil est souvent facile de donner, qui demandent
parfois une démarche de documentation. La disponibilité
dun pneumologue engagé dans la lutte contre le tabagisme
entraîne des séances dinformation et déducation
pour la santé dans les écoles, collèges et lycées,
en liaison avec des actions de Ligues départementales contre le
cancer.
Cette activité, conforme à lune des missions dévolues
aux Centres de Lutte Contre le Cancer et à la compétence
de léquipe, sest développée en liaison
avec une action coordonnée par la FNCLCC aidée par la Ligue
contre le Cancer ; elle est assurée sans moyen particulier, souvent
au détriment de la vie privée des intervenants. Il est souhaité
quun minimum de disponibilité persiste pour continuer à
répondre à des besoins importants traduisant des lacunes
dans ce domaine. Il est de lintérêt de tous que lInstitut
Bergonié puisse continuer à assurer ce rôle de plaque
tournante, pour favoriser, à léchelon régional,
la diffusion dinformations et contribuer au perfectionnement des
soignants dans lintérêt de tous les malades.
Cette activité est de plus en plus évaluée, en général
ponctuellement, à lissue dun enseignement, mais mériterait
une évaluation densemble, certes difficile, mais qui permettrait
par exemple den mesurer le retentissement sur la pratique médicale.
Cette extension dépendra de moyens supplémentaires dont
lobtention est aujourdhui problématique.
|
ENSEIGNEMENT
Points forts
Liaison avec lUniversité.Activité ancienne et
substantielle.Formation diversifiée pour multiples professionnels.Production
écrite importante.Pédagogie avancée.
Points faibles
Moyens humains débordés.Activité jugée
non prioritaire.
|
SYNTHÈSE (du projet médical)
Pour
mener à bien ses missions de soins et en cohérence avec
ses rôles de site de référence au plan régional
en cancérologie, lInstitut Bergonié sest fixé
à moyen terme plusieurs objectifs, en complémentarité
avec le CHRU (Annexe C).
Ces objectifs prennent en compte les nouvelles orientations dune
politique nationale de la Santé qui met laccent sur la recherche
de la qualité, lévaluation, la complémentarité
inter-établissements, le développement de réseaux
et maintenant, plus précisément, un plan Cancer.
LInstitut Bergonié souhaite :
améliorer la prise en charge des patients,
renforcer la qualité et la prévention des risques,
améliorer les conditions daccueil de lInstitut,
réaménager le bâtiment réservé
aux activités de consultation,
optimiser les activités ambulatoires,
maintenir le plateau technique au meilleur niveau,
renforcer la coopération, accroître le partenariat,
participer à lanimation du Réseau,
mieux assurer les traitements non spécifiques,
accroître sa participation aux activités de prévention
et dépistage.
1. Améliorer la prise en charge des patients :
renforcer leur écoute pour mieux percevoir leurs vraies demandes
;
mieux évaluer et tenir compte de leur qualité de
vie ;
favoriser la coordination des différents temps diagnostiques
et thérapeutiques de leurs soins, au centre et ailleurs ;
mieux assurer leur prise en charge globale à un moment donné
et tout au long de lévolution à lInstitut (à
côté des traitements spécifiques les plus importants,
consultation sociale, évaluation systématique pour proposition
dun soutien psychologique, développement des soins palliatifs)
et en liaison avec dautres intervenants hors centre ;
mise en place dun Comité de lutte contre la douleur
(CLUD) ;
recueillir régulièrement leur appréciation
sur les services rendus.
2. Renforcer la qualité et la prévention des risques :
mettre au point référentiels de pratique, protocoles diagnostiques
et thérapeutiques, procédures, indicateurs pour lévaluation,
compléter, coordonner et homogénéiser les
différentes vigilances,
renforcer le système de signalement des incidents ou dysfonctionnements
mis en place,
organiser le suivi des mesures correctrices corollaires,
développer la lutte contre les infections nosocomiales en
liaison avec les CLIN régionaux et des autres Centres de Lutte
Contre le Cancer,
impliquer tous les professionnels dans cette démarche :
formation, participation, évaluation,
sintégrer au sein du Réseau de Cancérologie
dAquitaine et des autres instances régionales.
3. Améliorer les conditions daccueil et dinformation
:
après louverture dune cafétéria et la
construction dun parking ;
aménagement de lieux conviviaux daccueil et dinformation
notamment un Espace associatif des patients et de leurs
proches en liaison avec diverses associations de bénévoles
;
signalisation et circulation internes.
4. Poursuivre le réaménagement du bâtiment consultations
construit il y a vingt ans pour accueillir les consultations, lhôpital
de jour et les archives, et qui ne répond plus aux besoins actuels,
en tenant compte dincertitudes matérielles :
après louverture dun hôpital de jour agrandi,
regroupant les deux services de soins externes antérieurs ;
édification et aménagement de nouveaux locaux pour
accueillir les consultations et autres activités ambulatoires autour
du parking récemment ouvert ;
réaménagement du service darchives en tenant
compte des nouvelles technologies informatiques et du développement
dun système dinformation en rapport avec le RCA (SIRCA)
pour favoriser des échanges fluides et sécurisés.
5. Maintenir à un bon niveau et régulièrement actualiser
le plateau technique qui a été à lorigine des
premiers centres anticancéreux, avec la radiothérapie, dans
les années 1920. Cela implique le renouvellement périodique
et la modernisation des équipements dont sont dotées toutes
les unités de soins ou de diagnostic de lInstitut et notamment
:
les installations de radiothérapie : appareils émettant
des radiations ionisantes, simulateurs, équipement pour la dosimétrie,
évaluation de curiethérapie à bas débit pulsé
;
le plateau dimagerie : scanner, échographes, sénographes,
prévision dune installation dIRM actuellement palliée
par une conve
|