Institut Bergonié

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département de radiothérapie
Pierre Richaud coordonnateur

Christel Breton-Callu, Bénédicte Henriques de Figueiredo, Guy Kantor,

Philippe Lagarde, Adeline Petit, Pierre Richaud, Laurence Thomas

Chef de clinique-assistant des hôpitaux : Adeline Petit

Physiciens médicaux : Mickaël Antoine, Sarah Belhomme,

Jérôme Caron, Antony Chemin, Emilie Rich

Cadre du département : Fabienne Gouze

 

DÉFINITION

"La radiothérapie occupe une place incontestable dans la politique de lutte contre le cancer. Environ 200 000 nouveaux malades sont traités chaque année par radiothérapie. Ce nombre va augmenter dans les prochaines années en raison de l'accroissement du nombre de patients et de l'élargissement des indications de la radiothérapie. Cette discipline doit donc s'adapter pour répondre à un besoin croissant en termes de santé publique. Ces deux dernières décennies, les innovations en radiothérapie se sont accélérées avec notamment l'apparition de techniques de "haute" et de "très haute précision" qui permettent d'optimiser la dose reçue sur tout le volume tumoral en protégeant de façon optimale les tissus sains."
[Source INCA, en savoir +]


Présentation
Le département de Radiothérapie de l’Institut Bergonié a pour objectif de mettre à disposition des malades de la Région tous les moyens nécessaires à l'exercice de la radiothérapie moderne (irradiation corporelle totale, irradiation intra opératoire, radiothérapie de conformation, irradiation avec modulation d'intensité, curiethérapie à bas débit de dose, à haut débit de dose, à débit pulsé et implants permanents).

Le plateau technique de traitement comporte :
• 3 accélérateurs linéaires de particules,
• 1 tomothérapie hélicoïdale
• 1 scanner dédié,
• 1 simulateur scanner
• 2 projecteurs de sources radioactives pour la curiethérapie HDR
• 1 projecteur pour la curiethérapie à bas débit pulsé,
• 3 chambres protégées de curiethérapie
• Des stations de planification dosimétriques permettant la réalisation des plans de traitement, la fusion d'images scanner-IRM et scanner-Pet scan tant pour la radiothérapie externe que pour la curiethérapie.

L’équipe médicale comporte 5 radiothérapeutes temps pleins, 2 chefs de cliniques, 4 internes ; l’unité de physique médicale comporte 5 physiciens, 2 techniciens de mesure physique, 2 dosimétristes ; l’activité du département est assurée par 27 manipulateurs d’électroradiologie, 7 assistantes médicales, 6 ASH et un cadre de santé. L’ensemble de cette équipe participe aux divers traitements de radiothérapie externe et de curiethérapie dans le respect des règles de qualité et de sécurité.

L’unité de curiethérapie : a eu en 2010 une activité qui s’est globalement maintenue au niveau de l’activité de 2008 qui correspond à l’activité standard d’un centre référent en curiethérapie. L’activité de curiethérapie de prostate par implants permanents contribue à l’expertise de l’Institut en Urologie. L’activité de recours en curiethérapie qui constitue une alternative conservatrice pour les cancers de la lèvre, de la verge a progressé de même que l’activité de curiethérapie gynécologique à bas débit pulsé. Un haut niveau d’exigence de qualité a été atteint avec une dosimétrie 3D sur imagerie (scanner, échographie) pour plus de 60% des patients traités en curiethérapie.

L’année 2011 sera marquée par l’installation d’un nouveau projecteur de curiethérapie à bas débit pulsé et d’un nouvel environnement informatique Oncentra Brachy. L’implémentation du logiciel Oncentra Prostate sera également effectuée pour la curiethérapie de prostate par implants permanents.

L’unité de physique médicale : a pour mission la planification des plans de traitements tridimensionnels pour tous les patients parmi lesquels 8% sont traités en modulation d’intensité ou en tomothérapie hélicoïdale. La qualité et la sécurité des traitements reste un objectif prioritaire et s’est notamment traduit par la mise en place d’un second calcul indépendant des unités moniteurs, la mise en routine de la dosimétrie in vivo pour tous les traitements et le maintien d’un haut niveau de contrôle qualité (interne et externe) des appareils de traitement, de simulation et de planification.
En Médecine Nucléaire, les tests complexes ACR-NEMA ont été réalisés sur le TEP-TDM et la participation aux essais cliniques a augmenté. La décision du 25 novembre 2008 fixant les modalités du contrôle de qualité des installations de médecine nucléaire à visée diagnostique a été mise en œuvre.
En radiodiagnostic une nouvelle table de radiologie interventionnelle a été installée, l’optimisation de la radioprotection des patients est un axe majeur de travail, notamment en lien avec le constructeur.
En radioprotection des travailleurs, l’installation et la mise en œuvre de nouvelles techniques de travail utilisant les rayonnements ionisants ont nécessité des études théoriques et techniques.
Des liens forts se sont créés avec l’Université de Bordeaux I et II, plus particulièrement afin de définir des projets de recherche pouvant aboutir à l’amélioration de la modélisation du transport des électrons. Les axes majeurs de 2010 ont été la mise en routine clinique de la dosimétrie in vivo en radiothérapie externe, l’optimisation de la radioprotection des patients et la dosimétrie interne en médecine nucléaire.


Bilan de l'année 2010

radiotherapie2010L’année 2010 a été une année de forte activité en progression par rapport aux précédentes avec 1533 nouveaux traitements de radiothérapie externe.
Les cancers du sein, les cancers de la prostate, les cancers gynécologiques, les cancers digestifs et les hémopathies représentent les localisations tumorales les plus souvent traitées. Les localisations tumorales correspondant à une activité de recours ou faisant appel à des techniques ou une prise en charge particulière représentent la deuxième activité spécifique du Département en particulier en ce qui concerne les tumeurs cérébrales, les sarcomes, l’irradiation corporelle totale avant greffe de moelle, et les traitements nécessitant une radiothérapie en modulation d’intensité, une radiothérapie asservie à la respiration ou une tomothérapie (cancers ORL, thoraciques, ou tumeurs du canal anal). Tous les patients à l'exception des patients bénéficiant d’une technique spéciale (irradiation corporelle totale avant greffe de moelle osseuse ou de cellules souches sanguines) ont été traités en radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle avec pour tous un scanner de dosimétrie, un système de contention et des protections personnalisées soit au moyen d’un collimateur multilame soit par caches personnalisés en ceroben. Le deuxième calcul des unités moniteurs et la dosimétrie in vivo qui jusqu’à présent ne concernait que les techniques spéciales sont actuellement réalisés pour tous les traitements.
Le contrôle, la qualité et la sécurité des traitements restent au centre des préoccupations du département : depuis 3 ans un comité de retour d’expérience (CREX) a été mis en place et se réunit tous les mois.
Le fonctionnement de la tomothérapie en co-utilisation avec le CHU permet de traiter dans le cadre de l’évaluation nationale des tumeurs difficiles à traiter avec des techniques classiques.
Les médecins radiothérapeutes et les physiciens médicaux participent aux protocoles de recherche clinique, ainsi qu'à l'évaluation des techniques innovantes, telles que l'utilisation du Pet-scan en radiothérapie et la tomothérapie dans certaines tumeurs.
L’enseignement de la discipline se concrétise par la participation des radiothérapeutes et physiciens aux cours régionaux et interrégionaux, par l’encadrement de DQPRM, la direction de thèse et la mise en place d’un plan de formation de l’ensemble des professionnels.



Objectifs 2011
L’année 2011 sera une année charnière pour le département de radiothérapie avec une évolution importante du plateau technique qui se fera par étapes sur 2011-2012.
Dans un premier temps (printemps 2011), nous évoluerons vers une simulation virtuelle intégrale pour tous les traitements. Cette étape suppose une modification des locaux du scanner de dosimétrie, l’installation de lasers mobiles et l’évolution des systèmes de contourage et de dosimétrie.
Au cours du premier semestre sera installé un appareil «Intrabeam» permettant une irradiation per-opératoire de certaines tumeurs du sein : l’Institut Bergonié est avec 3 autres villes françaises le site choisi pour l’installation de cette nouvelle technique qui permet de réaliser au bloc opératoire, en cours d’anesthésie générale, le geste chirurgical d’exérèse de la tumeur suivi d’une irradiation précise du site de tumorectomie dans le même temps.
Dans une deuxième étape (automne 2011), nous allons faire évoluer notre système de réseau Record and Verify et les consoles de planification dosimétrique et en augmenter le nombre. Parallèlement l’accélérateur de particule Saturne 43 sera démantelé et, après réfection du bunker, remplacé par un accélérateur de dernière génération permettant la radiothérapie en modulation d’intensité (RCMI) en arcthérapie et la radiothérapie guidée par l’image (IGRT). Cette étape prévue à cheval sur 2011-12 nous privera pendant 8-9 mois d’un appareil de traitement et nous obligera donc à adapter notre fonctionnement durant cette période.
Au printemps 2012 nous devrions pouvoir disposer d’un plateau technique comportant 3 accélérateurs linéaires de dernière génération (avec RCMI en arcthérapie et IGRT) et 1 tomothérapie hélicoidale.
Les activités de recherche et d’ innovations concerneront le développement de l’utilisation de l’imagerie en radiothérapie et le déploiement d’une interface optique, physique et radiothérapie en Aquitaine en collaboration avec l’université de Bordeaux I,l’université de Bordeaux II, CELIA, IMB et INRIA, CENBG avec comme objectif d’aider à la validation clinique de systèmes plus performants de calcul de la distribution de la dose de rayonnements avec de nouveaux algorithmes conçus au CELIA, d’améliorer les étalonnages et calibrations des équipements en radiothérapie et participer à des développements en radiobiologie en collaboration avec le CENBG afin d’apporter des informations sur les mécanismes d’action spécifiques des ions de développer des outils de comparaison des traitements pour évaluer l’intérêt des rayonnements utilisés, d’assurer une veille technologique et d’impliquer des industriels aquitains du laser dans la conception d’équipements nouveaux en protonthérapie.
Pierre Richaud, Laurence Thomas, Antony Chemin, Fabienne Gouze

Vue complète (chiffres Activités) de l'année (PDF) : cliquer ici



Archives

edit_f2 Vue complète (chiffres Activité) de l'année 2008 : cliquer ici
Vue complète (chiffres Activité) de l'année 2009 : cliquer ici

 

Brèves

Actualités

“Management of Colorectal Liver Metastases” An ESSO Advanced Course with live procedures Institut Bergonié, October 15-17Th 2012 Faculty: S. Evrard(Fr), T . Gruenberger (Autr), P Naredi (SW), G. Poston (UK), M. Rivoire (Fr), T. Ruers (Ntl). Contact : evrard@bergonie.org

Le B.J. Kennedy Award a été attribué à Carine Bellera pour le Meilleur Poster présenté à la SIOG 2011 (11e Congrès de la Société Internationale d'Oncologie Gériatrique). Il s'agit d'un travail réalisé avec Stéphanie Hoppe dans le cadre du PHRC régional Onco-G 2003 de Pierre Soubeyran.

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