département de radiothérapie
Pierre Richaud coordonnateur
"La radiothérapie occupe une place incontestable dans la politique de lutte contre le cancer. Environ 200 000 nouveaux malades sont traités chaque année par radiothérapie. Ce nombre va augmenter dans les prochaines années en raison de l'accroissement du nombre de patients et de l'élargissement des indications de la radiothérapie. Cette discipline doit donc s'adapter pour répondre à un besoin croissant en termes de santé publique. Ces deux dernières décennies, les innovations en radiothérapie se sont accélérées avec notamment l'apparition de techniques de "haute" et de "très haute précision" qui permettent d'optimiser la dose reçue sur tout le volume tumoral en protégeant de façon optimale les tissus sains."
[Source INCA, en savoir +]
Médecins : 
Chef de clinique-assistant des hôpitaux : 
- Poursuite de la politique de renouvellement des appareils ; mise en fonction de la Tomothérapie
- Diminution du délai de prise en charge des patients
- Recentrage de l'activité sur les techniques innovantes
L'activité du département de radiothérapie a progressé en 2008 (+ 133 patients traités) par rapport à 2007. Cette progression de l'activité s'est faite avec une réduction très importante dans le délai de prise en charge et n'a été possible que grâce à une mobilisation maximale de toute l'équipe, à une optimisation de l'organisation de la prise en charge et du parcours de soins du patient (programmation centralisée) et à l'utilisation optimale des appareils de traitement et notamment de la tomothérapie avec l'aide de la MeaH.
De façon synthétique, 41 patients ont été traités chaque jour sur chacun des accélérateurs linéaires et 15 patients sur l'appareil de tomothérapie tout au long de l'année.
Les traitements et les contrôles de qualité qui en découlent sont de plus en plus complexes. Tous les patients, à l'exception des patients bénéficiant d'une technique spéciale (irradiation corporelle totale avant greffe de moelle osseuse ou de cellules souches sanguines), ont été traités en radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle avec, pour la quasi-totalité d'entre eux, un scanner de dosimétrie. La presque totalité des patients a été traitée avec un système de contention et/ou des masques thermoformés et avec des protections personnalisées soit au moyen d'un collimateur multilame soit par caches en ceroben.
Le nombre d'images de contrôle sous les appareils de traitement a été de 28500 correspondants à l'application de la procédure de réalisation des contrôles selon nos procédures et suivant les recommandations actuelles.
Le contrôle, la qualité et la sécurité des traitements restent donc au centre des préoccupations du départemen : à compter de la fin 2008 un comité de retour d'expérience (CREX) a été mis en place et se réunit tous les mois. Durant l'année 2009 la dosimétrie in vivo qui, jusqu'à présent, ne concernait que les techniques spéciales et le deuxième calcul des unités moniteurs seront mis en ouvre. Tout cela nécessite une mise à jour constante de l'effectif et de la formation des professionnels radiothérapeutes, physiciens, dosimétristes et manipulateurs.
L'enseignement de la discipline s'est concrétisé par la participation des radiothérapeutes et physiciens aux cours nationaux et interrégionaux, par l'encadrement de DQPRM et la direction de thèse, et par la mise en œuvre d'un plan de formation de l'ensemble des professionnels et notamment des manipulateurs spécifiques pour la dosimétrie clinique.
Les localisations tumorales traitées sont celles dont la fréquence est la plus grande (cancers du sein et les cancers de la prostate) mais également celles nécessitant des techniques ou une prise en charge particulière (tumeurs cérébrales, sarcomes, cancers digestifs ou gynécologiques).
Le fonctionnement de la tomothérapie en co-utilisation avec le CHU s'est établi plus rapidement que prévu, dès juin 2008, malgré la nécessaire prise en main et la disponibilité moins importante de ce type d'appareil qui nécessite des contrôles de qualité et une maintenance plus complexes. Tous les traitements réalisés l'ont été dans le cadre de l'évaluation nationale et ont concerné des tumeurs difficiles à traiter avec des techniques classiques : tumeurs du crâne ou du cerveau, sarcomes, tumeurs thoraciques ou rachidiennes, cancers ORL, tumeurs pelviennes ou prostatiques. Sur ce type d'équipement cependant le nombre de patients traités par jour ne peut être qu'inférieur à ceux qui sont habituellement traités sur un accélérateur linéaire classique.
L'activité de curiethérapie a diminué par rapport à 2007 essentiellement en ce qui concerne l'activité de curiethérapie de prostate par implants permanents mais est resté stable pour la curiethérapie à haut débit de dose gynécologique.
Le département a poursuivi son implication forte dans la recherche clinique tant dans le cadre des axes prioritaires de l'Institut pour les organes que dans les développements techniques. La forte contribution de ses membres aux appels d'offre de l'INCa (PHRC et STIC) s'est concrétisée en 2008 dans les domaines des sarcomes, de l'urologie, de la gynécologie, de l'évaluation de la radiothérapie guidée par l'image, des techniques de fusion d'images en radiothérapie. Le département poursuit son investissement dans le développement de nouvelles techniques de radiothérapie en modulation d'intensité et de radiothérapie guidée par l'image pour laquelle elle dispose déjà d'une expertise reconnue. Dans cet objectif, l'année 2009 va être déterminante dans l'élaboration de la stratégie de développement et de rénovation du plateau technique.
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Pierre Richaud
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