GROUPE PHILIPPE POURQUIER,
DANIÈLE MONTAUDON, NADINE HOUÉDÉ
Porteur du projet : Philippe Pourquier, CR1 INSERM
Membres de l'équipe impliqués dans le projet : Danièle Montaudon MCU-PH, Michel Tautu (Ph D),
Céline Auzanneau (PH D)
Source de financement : INSERM VINCO - Ligue contre le Cancer (Comité de Dordogne)
Portée de la recherche : Recherche transversale
Objectif
Déterminer si l'interaction entre ces deux protéines peut moduler la sensibilité aux inhibiteurs de topoisomérases I utilisés en clinique, notamment dans les cancers coliques
Étape en cours
Le projet que nous menons depuis quelques années nous a permis de démontrer que c’est l’absence physique de la DNA-PKcs, et non la perte de son activité kinase, qui est à l’origine de la plus grande sensibilité des cellules DNA-PKcs-/- aux dérivés de camptothécines (CPT), par un mécanisme indépendant du système NHEJ lié à l’absence d’interaction entre la DNA-PKcs et la Top1. Nous avons proposé un nouveau modèle dans lequel la DNA-PKcs régulerait, par son interaction avec la Top1, le niveau de complexes covalents ADN-Top1, et donc le niveau basal de stress pouvant expliquer la plus grande sensibilité des cellules exprimant pas ou peu de DNA-PKcs. La publication de ces résultats est en cours, le manuscrit étant en révision pour la revue EMBO Journal.
Nous avons parallèlement engagé un programme ayant pour but d’évaluer si, au niveau tumoral, le ratio entre DNA-PKcs et Topoisomérase I pourrait être utilisé comme un meilleur marqueur de prédiction de réponse aux dérivés de camptothécines. Ce volet clinique repose sur l’analyse d’échantillons de tumeurs coliques dans lesquels nous recherchons une corrélation entre le niveau de ces deux protéines (et surtout son ratio) et la sensibilité à cette classe de drogues anticancéreuses. Ces paramètres sont mesurés à la fois sur des cultures primaires de cancers coliques pour lesquelles il est possible d’évaluer la sensibilité aux CPT par tests de cytotoxicité classiques, et sur des échantillons tumoraux de patients atteints de cancers coliques et ayant été traités par des dérivés de CPT par une analyse de Tissue Microarray (TMA). L’analyse TMA est maintenant réalisée de façon semi-automatique grâce à l’acquisition récente d’un cytomètre à balayage laser (Icys) au sein de l’unité U916. Nous avons validé la faisabilité de cette approche et l’analyse de deux TMA indépendants contenant une cinquantaine d’échantillons tumoraux est en cours.
Porteur du projet : Nadine Houédé, PH Institut Bergonié
Membres de l’équipe impliqués dans le projet : Philippe Pourquier (PharmD PhD), Jacques Robert (PU-PH), Pierre Richaud (PH, Institut Bergonié), Stéphane Puyo (Etudiant en Thèse)
Source de financement : Fondation Astellas, INSERM, Ligue contre le Cancer
Portée de la recherche : Recherche transversale
Objectif
Identifier de nouveaux gènes dont le niveau d’expression permettrait de prédire la réponse tumorale à de nouvelles drogues anticancéreuses utilisée en alternative au docétaxel dans les tumeurs de la prostate de haut grade.
Étape en cours
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme avec une incidence de 62.245 nouveaux cas en 2005. Dans la plupart des cas, le pronostic des patients atteints d’un cancer de la prostate est bien défini au diagnostic selon : le stade, le taux de PSA et le score de Gleason définissant les tumeurs de bas grade (Gleason < 4) ou de haut grade (Gleason = à 4), les tumeurs de haut grade étant rapidement hormono-résistantes et associées à un fort potentiel métastatique ainsi qu’à un mauvais pronostic. Elles sont actuellement traitées par hormonothérapie puis docétaxel avec des résultats médiocres. D’autres molécules ont été testées en clinique mais ces essais n’ont jamais pris en compte le grade de la tumeur. Or, des études ont montré qu’il est possible de distinguer les tumeurs de haut grade des tumeurs de bas grade par une signature d’expression de 86 gènes avec une fiabilité supérieure à 75%.
Notre premier objectif était de rechercher, parmi ces gènes, ceux dont l’expression est susceptible d’influencer la réponse cellulaire à d’autres agents anticancéreux que le docétaxel. Pour cette recherche, nous avons choisi une approche bioinformatique utilisant comme source les bases de données du Developmental Therapeutic Program (DTP) du NCI contenant les données de cytotoxicité in vitro de 125 molécules sur 60 lignées cancéreuses humaines, et les profils d’expression de 30.000 gènes dans ces lignées. Nous avons identifié 45 gènes dont l’expression est corrélée à la sensibilité à différents agents anticancéreux autres que le docétaxel dont 18 aux dérivés de platine parmi lesquels 12 ont une expression corrélée spécifiquement à l’oxaliplatine, notamment SHMT2 (sérine hydroxyméthyltransférase 2) qui est un gène impliqué dans le métabolisme des bases de l’ADN. Nous avons validé fonctionnellement les résultats bioinformatiques obtenus pour SHMT2 dans un certain nombre de modèles cellulaires de cancers de prostate. La validation des autres gènes est en cours afin d’établir une signature de réponse à cette drogue et d’utiliser cette signature pour sélectionner les patients pouvant bénéficier de ce type d’alternative thérapeutique.
Vue complète des études en cours (PDF) : cliquer ici









